Publié au Journal officiel le 4 novembre 2026, un arrêté ministériel relève le niveau de risque épizootique lié à l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), qui passe de « négligeable » à « modéré » sur l’ensemble du territoire métropolitain.
Suite à la multiplication des cas en Europe et à la migration des oiseaux, cette décision entre en application le 5 novembre 2026 et entraîne un renforcement des mesures de biosécurité, notamment pour les chasseurs de gibier d’eau et les détenteurs d’appelants.
Face à cette situation sanitaire qui nécessite une vigilance accrue, le ministère de l’Agriculture a décidé de relever le niveau de risque afin de renforcer les mesures de surveillance et de prévention. La vigilance de chacun est essentielle pour limiter les risques de propagation du virus et préserver la santé des oiseaux sauvages comme des élevages.
Au-delà des dispositions liées au niveau de risque, certaines règles de biosécurité doivent être appliquées toute l’année par les détenteurs d’appelants, y compris sur les lieux de chasse.
Avant et pendant le transport :
Utiliser des contenants réservés exclusivement au transport des appelants et à un seul détenteur/site de détention.
Ne pas prêter son matériel de transport.
Utiliser des caisses dont le fond est étanche afin d’éviter toute dispersion de fientes.
Au retour de la chasse :
Retirer ses bottes avant de monter dans son véhicule ou les laisser sur place.
Transporter les bottes souillées dans un emballage étanche.
Nettoyer et désinfecter les bottes après chaque retour.
Transporter les vêtements souillés dans un sac et les nettoyer avant toute réutilisation.
Se laver soigneusement les mains.
Nettoyer le matériel de chasse entre chaque utilisation.
Sur le lieu de détention :
Séparer les appelants des volailles domestiques (poules, dindes…) et des autres oiseaux détenus.
Mettre en place une séparation physique pleine, sans ouverture ni grillage, ou utiliser des sites de détention non contigus.
Avec le niveau de risque modéré, des mesures renforcées s’ajoutent à ces précautions :
Empêcher tout contact entre les appelants d’un détenteur et les autres oiseaux.
Ne pas visiter un établissement détenant des oiseaux domestiques, commercial ou non, dans les 48 heures suivant une chasse au gibier d’eau.
Le transport et l’utilisation des appelants restent autorisés, mais sont soumis à des conditions précises qui varient selon la catégorie du détenteur et la localisation du lieu de chasse. Rappel : Déclarer leur catégorie de détention auprès de leur Fédération départementale est obligatoire annuellement.
Dans les zones à risque particulier (zones humides)
Le transport des appelants nomades est autorisé pour les détenteurs de catégories 1 et 2, dans la limite de 30 appelants par jour et par détenteur.
Tous les appelants transportés doivent provenir du même lieu de détention.
Les appelants résidents peuvent être utilisés sans limitation de nombre pour les détenteurs des catégories 1, 2 et 3.
Les appelants nomades et résidents ne doivent jamais entrer en contact direct.
Seuls les appelants nomades d’un même détenteur peuvent être présents en complément des appelants résidents installés durablement sur le site de chasse.
Sur le reste du territoire national
Le transport et l’utilisation des appelants sont autorisés pour les détenteurs des catégories 1, 2 et 3.
Tous les appelants transportés doivent provenir du même lieu de détention.
Les contacts directs entre appelants résidents et nomades sont interdits.
Seuls les appelants nomades d’un unique détenteur peuvent être présents en complément des appelants résidents.
Dans les deux situations, seuls le chasseur et la personne chargée des soins aux appelants résidents peuvent les approcher.
Le niveau de risque modéré entraîne également des conditions particulières pour les lâchers de gibiers à plumes.
Dans les zones à risque particulier (zone humide), les lâchers de galliformes (faisans, perdrix, cailles) sont autorisés sous réserve d’un examen clinique favorable réalisé par un vétérinaire dans le mois précédent. Pour les anatidés, un examen clinique favorable réalisé dans le mois précédent ainsi qu’un dépistage virologique négatif datant de moins de 15 jours sont nécessaires.
Sur notre département (hors zone à risque), les transports et lâchers de gibier à plumes restent autorisés selon le tableau des mesures nationales.
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